Ender’s game, Orson Scott Card

En français : La stratégie Ender. Livre offert par mon grand frère qui me connait et sait que ce que j’aime plus que tout c’est les histoires, peu importe leur « emballage »(cf. 2eme partie du post)…

À quatre ans, Ender Wiggins est un garçon exceptionnel, doté d’une intelligence et d’une maturité hors du commun, mais il possède toutefois le don dangereux d’écraser ses adversaires. Troisième enfant dans un monde qui n’autorise que deux enfants par couple, il doit son existence à l’échec de son frère et sa soeur, d’une intelligence exceptionnelle mais qui n’ont pas retenus par les autorités. Celles-ci sont en effet à la recherche de celui ou celle qui permettra de vaincre, enfin et une fois pour toutes, les Doryphores, êtres intelligents ayant une forme et un mode de vie semblables à ceux des insects, et qui menaceraient l’humanité. Ender est ainsi enrôlé à l’école de guerre spatiale dont il franchit les échellons un par un, jusqu’à l’examen final…

La science-fiction est un univers dans lequel on redoute souvent de s’embarquer pour les mauvaises raisons: « ça parle d’aliens et de machines », « ce n’est pas réaliste », « c’est des histoires de garçons »,… et requiert de livres porte d’entrée pour faire tomber ces stéréotypes.

Ender’s Game est pour cela un très bon livre à mon sens qui vous amène pile où il faut sans faire remarquer le chemin. Les personnages sont profonds, que ce soit Ender, Peter, ouValentine Wiggins qui incarnent à travers le roman une famille à la fois divisée et unie par les liens du sang. Les trois enfants s’aiment et se détestent à la fois, et ne peuvent agir que en réaction aux deux autres, que ce soit Valentine et Peter dans leur engagement politique ou Ender dans les stratégies militaires qu’il apprend à développer..  Le colonel Hyrum Graff, qui suit et encadre Ender, est sombre et imprévisible, et rien n’est vraiment clair dans les motivations de tous: qui manipule qui, quelles sont les attaches de chacun… L’amour qu’Ender porte à Valentine, la haine qu’il porte à Peter, la crainte qu’il se porte à lui même… Et comme tout bon roman de science-fiction, malgré la fiction, les thèmes sont prégnants dans notre société réelle: la fin justifie-t-elle les moyens? La destruction de « l’autre » est-elle la destruction de l’ennemi? A quel point doit-on faire confiance à l’autorité?

17702285__uy200_

(pour les courageux qui ont lu jusqu’ici, 2eme partie) Je n’ai qu’une plainte au sujet de la science-fiction, l’emballage. A faire des couvertures  trop marketée « fans de science-fiction », il ne faut pas s’étonner des stéréotypes qui risqueraient de perdurer… Avec cette couverture, comment soupçonner la richesse des thèmes abordés? La richesse du style? Une histoire compliquée – à la mode tragédie grecque ou presque? Editeurs (on ne sait jamais), soyez courageux, lancez une collection « Science-fiction grand public »!

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s