And the mountains echoed, Khaled Hosseini

Ainsi résonne l’écho infini des montagnes (2013).

1952: Pari et Abdullah quittent le petit village de Shadbagh avec leur père, à pied, en direction de Kabul pour un « chantier » qui permettrait de passer l’hiver au chaud. Les enfants s’adorent, le grand frère protecteur de sa petite sœur qui a hérité du caractère heureux de leur mère morte en couches. Le soir, le père raconte un conte populaire: Baba Ayub, pauvre paysan, subit la visite du méchant div qui le somme de lui donner un de ses enfants sans quoi il les mangera tous. Le père choisit donc de sacrifier son plus jeune et lorsqu’il se repent et décide de traquer le div, il découvre que grâce à son choix difficile, l’enfant est heureux, élevé dans un endroit merveilleux sans manquer de rien.  Ce conte présage du « chantier » vers lequel la famille se dirige..

Ce livre est une série de récits enchevêtrés de personnages enchevêtrés, de 1949 à 2010, de l’Afghanistan à la France, aux Etats-Unis et en Grèce. C’est une fresque par brèves touches qui m’ont permis d’entrapercevoir un pays peu connu pour ma part, l’Afghanistan tout au long du XXème siècle. A travers Pari et Abdullah, leur père Saboor et leur belle-mère Parwana, Suleiman et Nila Wadhati, leur chauffeur Nabi, à travers Timur et Idriss, Khaled Hosseini décrit des destins qui s’écartent, des vies qui s’éloignent à travers le monde, à travers la guerre, la maladie et la souffrance, mais aussi tout simplement à travers le temps et la vie qui passe, à travers les choix et les non-choix de chacun. A travers ces moments où le présent est trop puissant pour qu’on puisse véritablement se consacrer au passé, et ces moments de doute, d’hésitations, de crainte qui ne permettent pas d’aller au delà d’un passé qui cloisonne, qui enferme.

Le style n’enlève en rien au plaisir de ce livre : l’auteur devient tour à tour le poli (voire obséquieux) Nabi , aux tournures ampoulées et orientales, Timur et Idriss, ayant vécu plus de temps en Californie qu’en Afghanistan, qui ponctuent leurs exclamations de « Jesus » bien sentis; la parisienne Pari, aux nombreux gallicismes et aux tournures très latines en anglais…

Livre lu quasi d’une traite (mais j’ai eu beaucoup de déplacements en train ces temps-ci)

 

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