La Caverne des idées, José Luis Somoza

Un éphèbe, nommé Tramaque, est retrouvé mort, supposément attaqué par des loups. Diagoras, son tuteur à l’Académie, intrigué par cette mort qu’il trouve suspecte, demande alors à un « déchiffreur d’énigmes », Héraclès Pontor, d’enquêter à ce sujet.

Le traducteur de ce texte antique anonyme, dont la version originale a disparu, fait part de ses réflexions en note de bas de page, jusqu’au moment où les deux histoires prennent une part égale..

(ok, j’avais plus ou moins dit que je ferais un billet sur La Dama numero Trece mais comme je l’ai lu il y a plus longtemps il aurait fallu m’y replonger..or ce livre me fait peur, il est très bien où il est caché au fin fond de la bibliothèque, oui je suis une poule mouillée grande sensible..du coup un billet sur cet autre livre, que j’ai bien aimé )

Ce livre est vraiment bien pour qui aime les histoires policières un peu recherchées. Une petite dose de gore, acceptable pour un livre policier, qui peut virer un peut vers le surnaturel (ce que j’aime moins) mais plutôt des vrais retournements de situation qui tiennent en haleine pendant la totalité du livre, même jusqu’au bout. Les personnages sont « vrais », le déchiffreur d’énigmes est une légère parodie de Poirot, de belles joutes philosophies avec les Académiciens, moult références platoniciennes, Grèce antique oblige…

La double enquête est menée de main de maître, celle de l’enquête d’Héraclès sur la série de meurtres qui affolent Athènes et celle du traducteur, qui travaille sur une traduction annotée, puisque l’original s’est perdu, un mystère littéraire qui l’intrigue.

La question du « message » me plaît: outre un roman policier très prenant, le traducteur analyse au fil de l’histoire le message qu’aurait souhaité transmettre l’écrivain « premier »…  et chacun sait à quel point certains livres peuvent « parler » au lecteur…. Le traducteur remarque en effet au début du livre la répétition de certains mots, thèmes et en déduit l’utilisation d’une figure de style particulière, l’eidesis (figure de style inventée par l’auteur), pour dévoiler le sens caché d’un texte…

Bref, un bon roman policier, et, point bonus, bien traduit de l’espagnol au français (je reviendrai peut-être sur la question de la VO – VF à une prochaine occasion)

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2 réflexions sur “La Caverne des idées, José Luis Somoza

  1. Ellettres

    Ah voilà le fameux Somoza ! Il est espagnol ? Son sujet a l’air très intéressant : la Grèce antique, un meurtre, une énigme par-delà les millénaires… Alléchant.
    Et qu’a donc « la dama numero trece » pour te faire si peur ? 😉
    Question VF-VO, c’est vrai que je supporte difficilement de lire les textes traduits de l’espagnol au français. En général, je préfère les lire en espagnol… ce qui fait que je lis de plus en plus rarement d’auteurs hispanophones en fait ! Pour l’anglais, c’est 50-50… Mais c’est vrai que la traduction ôte une partie de l’aura du texte… et de la couleur locale. Après il y a des auteurs plus ou moins facilement traduisibles aussi.

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  2. panullum

    Oui, auteur espagnol né à Cuba, assez prolifique… Celui là est pas mal du tout, la Dama numero trece a un peu trop de surnaturel a mon goût…
    Pour le VF VO généralement je ne lis qu’en VO quand je peux mais les stocks de Mr Hircum sont plutôt en français pour les auteurs hispanophones donc…

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