El Zorro, Isabel Allende

Don Diego de La Vega naît en Californie, fils d’un valeureux Hidalgo et d’une princesse guerrière indienne.. La légende commence…

Je suis complètement partiale, sachez-le, Isabel Allende est l’un des mes auteurs préférés et ce livre ne dément pas. Elle s’empare de chacun des personnages connus et moins connus, pour leur donner une profondeur et un charisme unique. Don Alejandro de la Vega, un homme pétri de traditions et de valeurs, vrai soldat dans l’âme et hidalgo jusqu’au bout. Toypurnia, la mère qu’Isabel Allende transforme en mère guerrière, en métis espagnole-amérindienne, afin de pouvoir sous couvert du roman de cape et d’épées tout de même aborder les questions d’inégalités sociales, des drames de la colonisation. Le père Mendoza, le bon padre, attaché à sa mission, réaliste et les pieds sur terre, mais solide dans sa foi face aux épreuves. Bernardo, dont on comprend enfin le mutisme et dont on peut admirer la bravoure et loyauté, l’intégrité.

Et enfin Don Diego, l’enfant mutin, l’adolescent turbulent, en quête d’un sens, qui au fil des pages, grandit sous les yeux du lecteur. Ce personnage cabotin, beau-parleur, et pourtant en recherche d’intégrité et de force, le narrateur inconnu le décrit avec humour et affection. Ce narrateur est d’ailleurs un personnage à part entière, qui prend à partie le lecteur, l’interpelle, et dialogue jusqu’au bout.

L’intrigue est menée efficacement, des haciendas de (Haute) Californie à la haute bourgeoisie de Barcelone, en passant par le chemin de St Jacques et les communautés de gitans et les Antilles des pirates; et les pages s’enchaînent malheureusement trop rapidement jusqu’à la fin, cette fin incomparable:

« El Zorro me tiene harta, y creo que ha llegado el momento de ponerle el punto final »

« J’en ai eu suffisamment de Zorro, et je crois qu’est venu le moment de clore ce récit » (trad. personnelle)

Personnellement, moi, j’aurais pu continuer.

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3 réflexions sur “El Zorro, Isabel Allende

  1. Ellettres

    Pfiouh quelle histoire ! Ton enthousiasme est contagieux, je note, bien que je n’aie pas lu grand chose d’Isabel Allende depuis La casa de los espiritus et De Amor y de sombra (en cours d’espagnol 😉 )

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      1. Ellettres

        Haha moi c’était Mme Osejo ! Et d’ailleurs, j’avais adoré De amor y de sombras, comme j’avais adoré l’autre bouquin qu’elle nous avait fait lire « El amor en los tiempos del colera » de Garcia Marquez… Comme quoi… Je ne pensais pas le dire un jour mais : merci Mme Osejo 😉

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